Shoot mode « Le corbeau » de A à Z


Shoot mode « Le corbeau » de A à Z

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Voici mon premier article sur un shoot mode de A à Z, sur cette série d’articles je vais vous expliquer comment j’ai procéder en partant de la recherche du thème, du lieu, ma sélection du materiel, des vêtements à l’editing.

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Sommaire

- Trouver son équipe
- Faire un moodboard
- Choisir son équipement
- Make up, hairs et style
- Repérer les lieux
- En action
- Editing

Trouver son équipe

Pour faire des photos mode qui on du style, il nous faut une équipe. Il est possible de rencontrer des artistes via les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Model Mayhem) en leur proposant des séances de shoot photo test. Vous pouvez également intégrer une jeune équipe dans un webzine avec une histoire que vous avez imaginé ou sur un thème imposé, c’est un très bon moyen de trouver des personnes motivés et d’exposer ces photos.

Nous aurons besoin dans la majorité du temps d’une maquilleuse/coiffeuse/styliste. Tout le monde à un rôle très important, et il faut s’assurer que le thème de base soit respecté et compris par tous.

Pour le shoot « Le corbeau », j’avais un petit budget, le stylist, Masan, est un ami qui connait des créateurs et il a pu leur demander des vêtements gratuitement. Sans stylist c’est un peu compliqué, mais j’aurais pu aller dans une boutique pour demander des tenues en échange d’exposer les photos sur les réseaux sociaux avec un lien vers leur magasin.

Pour le maquillage et la coiffure, j’ai payé quelqu’un du nom de Wata, pour une centaine d’euros qui a de très bonnes compétence, c’est très important d’avoir un bon maquillage et une belle coiffure, sans ça il aurait été impossible de respecter mon thème.

Le model est une jeune fille nommée Nina que j’ai eu l’occasion de prendre en photo il y a quelques semaines, elle est dans une agence ce qui est, pour moi, un critère de qualité en terme de pose et de beauté. Il est tout à fait possible de demander à une agence si un jeune model est disponible gratuitement pour des photos de type éditorial.

Faire un moodboard (Make up, hairs et style)

Le moodboard est un passage obligatoire pour que toute l’équipe puisse comprendre ce que nous avons en tête, il s’agit d’une ou plusieurs pages avec des photos d’exemple de pose, maquillage, coiffure et style.

Le model prend généralement connaissance du moodboard le jour du shoot, donc il faut en profiter lors du briefing, lui expliquer le rôle qu’elle va devoir jouer, et en même temps les autres artistes vont pouvoir pleinement imaginer ce qu’il vont devoir faire en terme de style, makeup et coiffure.

Le moodboard que j’ai fais était assez simple, j’ai (très mal) dessiné ce que j’avais en tête, avec des poses trouvées sur internet et les photos que j’ai prise lors de mes repérages. Il ressemble à ça :



Puis dans le groupe que j’ai créer sur un réseau social, j’ai envoyé des photos de références, qui ne doivent pas forcément être respecté à la lettre, car il je n’aime pas brider la création de mes compagnon ! D’ailleurs le jour du shoot, le coiffeur m’a proposé quelque chose que je n’avais pas imaginé.

Voici tout de même les images de références :


Choisir son équipement

Le materiel doit être choisi minutieusement, il n’est pas utile de prendre tout ce que l’on a mais plutôt se focaliser sur ce dont à vraiment besoin.

Pour ma part j’ai pris :

- Fujifilm XT-1
- Objectif 48mm
- 1 torche portative avec trépied
- 1 octobox
- Le soleil

Le Fujifilm XT-1 est un appareil très léger avec une bonne qualité, il est très simple de bouger avec et avoir un rendu direct de la photo depuis le viseur numérique. Avec son 35mm (qui devient 48mm avec le capteur APS-C) il me force à avancer, reculer, afin d’éviter de zoomer, ou dezoomer.

Le soleil à été ma source principale car disponible quasiment partout ce jour là, il m’a fallu trouver les bons angles, les bonnes poses pour avoir les photos les plus impactantes possibles.

L’octobox était là pour avoir une bonne vitesse de déclenchement dans les zones d’ombres, et m’offrir une lumière douce. Je m’en suis servi exclusivement pour ça, il vaut mieux toujours privilégier le soleil comme source principale, et jouer avec les ombres et les contrastes.

La torche doit venir ajouter quelque chose qui vous manque réellement, c’est à dire dans un lieu sombre, ou venir souligner la silhouette.


Repérer les lieux

J’aime beaucoup me balader pour repérer des lieux, et imaginer des shoots photos. Un soir j’ai passé environs 5 heures dans les rues de Tokyo, dans le quartier de Shinjuku, quand j’ai trouvé un endroit avec très peu de passage, des petites rues, des câbles électriques et de la verdure.
En entendant des corbeaux j’ai rapidement imaginé un model vêtu de noir dans des poses dynamiques dans ce lieu magique.



J’ai donc commencé à écrire le moodboard, recherché des images qui correspondent à ce que j’avais en tête. Le photographe Txema Yeste est une source d’inspiration dans les poses, le dynamisme et la mise en valeur de la femme, j’ai regardé ces dernier travaux et m’en suis inspiré.

Le jour du shoot, nous avons loué un espace de co-working pour préparé le model. Pendant que le maquilleur/coiffeur s’occupait du model, avec Masan, le stylist nous sommes retournés sur les lieux que j’ai repéré auparavant, et nous avons trouvé un lieu assez atypique, une sorte de petite décharge au milieu de la ville.

Une fois retourné à l’espace de co-working, j’ai montré avec des photos des lieux et des poses
à Nina, en lui expliquant exactement ce que j’attend d’elle. C’est primordial pour gagner du temps lors du shoot.

Nous avions au final comme lieu :

- Un temple
- La décharge
- Une petite rue sinueuse
- Un parking

En action

Octobox montée, model préparée, c’est parti !

Pour les réglages, je vous invite à regarder cet article, mais sur ce shoot j’ai toujours été à ISO minimum, avec une vitesse de 1/180, afin de pouvoir fermer le diaphragme au maximum ( f/11-f/16 ), lorsque je voulais avoir une faible profondeur de champs, je montais au maximum ma vitesse afin de compenser.



Nous sommes directement allé au Temple, qui était un très beau lieu plein de verdure, j’imaginais pour cette photo une composition en spirale, la pose consistait à ce que le model remonte son épaule et plie son bras pour faire une espèce d’aile. La lumière est naturelle, elle a tourné son visage vers moi pour avoir de belles ombres, et avoir un dynamisme sur la composition.

 


Puis nous nous sommes rendus à la décharge, et la lumière venait du dessus, fallait donc que Nina lève le visage et tourne son corp pour créer de jolies ombres. Nous avons tout de même improvisé les poses, car l’espace était en bordel, donc autant se lâcher un peu. Elle a prit appui sur une chaise et je lui ai demandé de faire comme si elle prenait son envole !


Sur celle ci j’ai levé mon appareil pour prendre la photo en plongée, ce qui donne l’impression qu’elle est couchée sur le sol. Sa pose me fait pensé à une espèce de sorcière. Le soleil venant toujours du haut, le fait de se courber va venir éclairer la moitié de son visage et plongé l’autre partie dans le noir. Ici la torche n’était d’occupé utilité.


En parlant de sorcière, j’ai regardé autour de moi, et vu un vieil immeuble, donc pendant que le Nina montait les escaliers, je l’ai prise furtivement en photo, comme si l’on était dans le film la Sorcière de Blair Witch.



Une fois arrivée en haut, elle à été incroyable, avec le contraste entre elle et le ciel, elle à réussis à m’offrir LA photo que j’attendais de cette séance.

 


Ensuite nous sommes allé dans une vieille rue japonaise, j’ai demandé à Nina de sauter comme si elle voulait attaquer sa proie, c’est un des seuls moments ou j’ai eu besoin de mon octobox, car nous étions dans l’ombre et qu’il fallait absolument que le mouvement soit figé, et que son visage soit éclairé.


A coté de ça, Masan, le stylist à vu une plante, et il m’a dit qu’il y avait surement un chien ou un chat enterré à cet endroit. Et comme au Japon le corbeau peut représenter la mort, Nina à prit une pose assez paisible et touchante.


Je voulais absolument une photo en mouvement, ou l’on ne comprend pas grand chose, mais qui offre un beau contrats entre model, vêtements et environnement. J’ai baissé ma vitesse de déclenchement, et pendant que Nina tournait dans tous les sens, j’ai shooté en rafale tout en tournant mon appareil également dans tous les sens.

  


Sur le dernier lieu, le parking, j’ai vu 2 éléments intéressants, qui sont des fillets bleus, qui servent à empêcher les corbeaux de manger dans les poubelles, il était donc obligatoire de l’utiliser dans une ou deux compositions !

Sur la première elle s’est penchées sur le coté, puis j’ai mis un coup de flash avec l’octobox, afin de bien éclairé son visage et avoir les couleur du fillet.

La deuxième est en lumière naturelle, en fonction de l’angle de son visage, Nina avait le visage dans l’ombre, donc je lui ai demandé de la tourné dans plusieurs direction jusqu’a capté un rayon de soleil.
Cette image est interessante, car comme vous avez pu le constaté, le fillet bleu donne l’impression d’être une robe, puis la forme de la tenu noire, est assez étrange, avec des lignes droites.

Enfin la dernière, j’ai vu de vieux fils barbelés, qui on permit d’avoir une photo qui ressemble à une image pour un film.


Editing

Une fois rentré à la maison, j’ai déchargé ma carte mémoire, puis passé en revu les photos sur Lightroom. En partant de la première, je fais défilé les photos et mis 1 étoile sur celles qui me paraissent bien, puis je repasse les photos avec une 1 étoile, mais cette fois en apportant une correction de couleur, lumière, clarté, de netteté et je met 2 étoiles à celle qui sortent du lot.

J’ai toujours un pré-réglage, qui ressemble à l’image suivante, il correspond à ma façon de prendre des photos, mes réglages et à mon appareil. Afin de gagner du temps je vous recommande d’avoir un pré-réglage qui vous permet d’avoir une idée du rendu final. Il y a juste besoin de corriger la balance des blancs.

A partir de là, je met 3 étoiles si les photos qui en valent vraiment la peine, c’est à dire que :
La pose est bonne
L’exposition et la lumière sont parfaite
Les formes créaient du dynamisme dans la composition

Ensuite il faut choisir une ou deux photo par lieux, afin d’avoir le best du best ! 

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